Le Manifeste

Un constat alarmant...

88 milliards d'€

C'est le budget de l’Éducation nationale pour l'année 2015, soit le premier poste de dépenses de l’État français.

 

20%

La proportion d'élèves de 15 ans en échec scolaire en 2009, contre 15% en 2000 (études PISA).

 

28%

La proportion d'élèves ayant déjà redoublé au moins une fois avant l’âge de quinze ans (moyenne OCDE : 13%).

 

La France dans le peloton de tête... des inégalités :

22,5% des résultats des élèves français en mathématiques sont directement liés aux origines socio-économiques, contre 15 % en moyenne dans l'OCDE. Sur les 65 pays de l'OCDE, ce résultat place la France parmi les 7 pays où l'origine socio-économique conditionne le plus les trajectoires scolaires (plus de 20 %).
"En France, le système d'éducation est plus inégalitaire qu'il ne l'était neuf ans auparavant. En d'autres termes, lorsqu'on appartient à un milieu défavorisé, on a aujourd'hui moins de chance de réussir en France qu'en 2003". (rapport PISA 2012)

 

De piètres résultats :

En baisse dans le classement PISA des 65 pays de l'OCDE, la France est passée de 22e à 25e en mathématiques, entre 2009 et 2012, reste 21e en lecture et a reste stable en science (de 27e à 26e).

Au niveau européen, la France est 29e sur 45 pays en lecture selon l'étude du Programme international de recherche en lecture scolaire (Pirls) de 2012. Ce chiffre est le résultat d'une constante dégradation depuis 2001 et signifie qu'un écolier français de dix ans en moyenne lit moins bien que les élèves européens du même âge...

 


Et pourtant, rien n'est perdu...

Beaucoup d'initiatives peuvent être mises en place pour remédier à la situation. Ce n'est pas qu'une question de budget : la Finlande (12e du classement PISA 2012), le Japon (7e) ou encore le Pays-Bas (10e) dépensent autant d'argent public par élève que la France (25e), mais pas de la même manière. L'étude PISA montre par exemple qu’"au-delà d’un certain niveau de dépenses par élève, l’excellence n’est pas qu’une question d’argent : le mode de répartition des ressources est aussi important que le volume de ces ressources."

 

Comparée au Japon, à la Finlande et aux Pays-Bas, la France alloue bien moins d'argent au primaire qu'au secondaire. Un premier moyen d'inverser la tendance ?

 

A nous de changer la donne...

Nous sommes convaincues que cette situation est due principalement à un manque de collaboration entre les différents acteurs de l’éducation et un manque de promotion et de diffusion des initiatives pédagogiques les plus innovantes.

 

De nombreux acteurs se mobilisent aujourd’hui pour proposer des innovations pédagogiques, réinventer l’école et les façons d’apprendre. Nous voulons rassembler et faire entendre ces acteurs pour faire de l’apprentissage de demain une construction collective et collaborative.

 

...POUR CONSTRUIRE UNE SOCIÉTÉ APPRENANTE !


 

L’innovation pédagogique concerne toutes les organisations qui veulent permettre à leur membres et collaborateurs d’apprendre et de se former toute leur vie.

 

Privées ou publiques, grandes ou petites, à but lucratif ou non, les organisations qui ont l’ambition de fédérer une communauté doivent prendre en compte cette démarche. En effet, pour les jeunes diplômés, l'acquisition de nouvelles compétences est le premier objectif de carrière (49% des répondants), selon l'étude EDHEC NewGen Talent Centre. 87% disent ne pas hésiter à démissionner si cet objectif n'est pas atteint.

 

Nous sommes convaincues que l’innovation pédagogique est au cœur d'une réflexion commune à tous les types d'organisations. Elle est en effet fondamentale pour permettre à chacun de se créer un parcours de formation continue permettant de s'accomplir et de développer son employabilité.